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Suite à cette prise de conscience, as-tu changé d'autres choses dans ton quotidien ?

Oui, maintenant je prends le vélo par tous les temps, j'ai réduit ma consommation de viande, et je ne suis pas loin d'arrêter de fumer :)

J'ai aussi décidé de ne plus acheter de produits de première main. Fini les achats faciles, pas chers et en fast consommation. J'ai pris conscience de l'impact de mes gestes.

Tout n'est pas gagné, et j'ai encore beaucoup à faire. 

Mais je crois qu'on ne peut pas tout changer radicalement, il faut être réaliste. Une étape après l'autre. Mon plus gros challenge, ça sera ne plus prendre l'avion.

Slow portrait

Géraldine

Quitter son boulot pour rejoindre une start up écologique

Géraldine a quitté son job, et décidé de rejoindre une start up qui partage ses valeurs en matière d'écologie.
En parallèle, elle a revu sa façon de consommer, elle nous explique pourquoi.

En quoi as-tu ralenti ?

J'ai décidé de mettre du sens au cœur de mon métier. Dans mon ancien emploi, je sentais que le peu de considération pour l'environnement de l'entreprise me heurtait. 

On travaille bien trop dans sa vie pour ne pas épouser à 100% les valeurs de son métier et de son entreprise. 

Aujourd'hui, je travaille chez EcoTree, une startup qui oeuvre au quotidien pour reboiser la forêt française. On engage autant les particuliers que les entreprises avec nous, sur nos terres pour (re)planter des forets que nous gérons, de façon durable, sans monoculture, en biodiversité... Nous rachetons des terres ayant subi une coupe rase, des forêts pas ou peu gérées et nous y insufflons notre savoir faire, développons la biodiversité et l'emploi local. 

Pourquoi avoir fait ce choix ?

Ma prise de conscience de devoir agir pour la planète a été progressive, mais déterminée. Mettre du sens dans son travail est un terme à la mode pour ma génération et les suivantes.

 

Il suffit de voir le manifeste étudiant pour un réveil écologique. 30 000 étudiants de grandes écoles, qui ne veulent plus travailler pour des entreprises polluantes. 

Changer ta façon de consommer, ça a été facile ? Difficile ?

Plus je creuse, plus ma volonté de m'investir se développe. Ce qui est difficile est de ne pas se laisser décourager. Les taches sont tellement vastes et il est facile de se dire que "de toute façon, quoi qu'on fasse on pollue". 

Moi j'ai décidé de faire petit à petit. D'abord je mets cet engagement au cœur de mon métier, puis petit à petit je m'engage sur d'autres sujets, comme je l'ai fait avec ma consommation par exemple.

Honnêtement je pensais que cela serait plus compliqué de ne pas acheter du neuf. Mais finalement c'est juste une histoire de volonté. Heureusement il y a de super initiatives, comme Vinted pour les vêtements par exemple, qui permettent quand même de se faire plaisir de temps en temps.

Le bilan aujourd'hui ?

Je me sens plus libre. Réduire c'est se libérer aussi de cette société de consommation tourbillonnante. On peut faire beaucoup plus avec nettement moins. 

Je ne regrette une seconde d'avoir quitté mon travail pour rejoindre EcoTree : c'est tellement porteur de se lever le matin et de savoir qu'on va rendre le monde meilleur (rien que ça ;)). Et qu'on le fait ensemble. Sans nos clients et nos entreprises partenaires, on ne pourrait pas le faire ! 

"Mettre du sens dans son travail est un terme à la mode pour ma génération"